Mandalay : Ville de Ferveur et d’Effervescence


Birmanie / Myanmar / mercredi, février 6th, 2019

Mandalay est la 1ère grande ville de Birmanie que nous avons visitée. Le moins que l’on puisse dire c’est que son ambiance ne nous a pas laissé indifférent. On vous explique pourquoi !

De la Pagode Kuthodaw à la Colline de Mandalay à Vélo

Pour notre première journée à Mandalay, on décide de la jouer cool et de louer des vélos pour parcourir la ville.

Au premier abord la circulation à Mandalay peut faire un tantinet peur… Non, en fait la circulation à Mandalay fait carrément flipper mais on ne se laisse pas décourager. C’est dans ces cas là que ça sert d’avoir été cycliste à Paris.

Salomé fait du vélo sur le trottoir à Mandalay
Solution quand y a trop de voitures: le trottoir !

Pagode Kuthodaw

On enfourche donc nos vélos loués à l’hôtel en direction de la pagode Kuthodaw. Ici nous découvrons le plus grand livre ouvert du monde.

Pour la petite histoire c’est le roi Mindon qui, au cours du 19ème siècle a souhaité que l’ensemble du Tipitaka (texte de référence du Bouddhisme) soit gravé dans la pierre. On découvre donc à la pagode Kuthodaw un peu plus de 700 stèles gravées, chacune protégée par une mini-pagode blanche. Assez impressionnant il faut l’admettre.

Tablette gravée à la pagode de Kuthodaw, Mandalay, Birmanie
Une « page » du Tipitaka
Gros bouquin, hein ?

Colline de Mandalay

Après cette sympathique découverte, nous décidons de prendre un peu de hauteur. On gare nos vélos au pied de la colline de Mandalay, on retire nos claquettes et on commence notre ascension du lieu saint.

Statues de chien géantes blanches devant la colline de Mandalay, Birmanie
L’entrée de la colline est bien gardée

Au cours de la montée, nous allons de pagode en pagode en passant par des petits commerces ambulants, des diseurs de bonne aventure, des marchands de glace. Il y en a pour tous les goûts.

Statue de Bouddha pointant du doigt vers la sortie dans un temple sur la colline de Mandalay, Birmanie
Des fois on se sent pas vraiment la bienvenue…

Une fois tout en haut de la colline, on s’acquitte bien sagement de notre droit d’entrée parce qu’on est des gentils touristes. Vous ressentez la pointe d’agacement là ? Ah la Birmanie…

Bref revenons-en à notre colline. Tout en haut disions-nous, se dresse une énième pagode. Mais elle vaut son pesant de cacahuètes celle-ci. Ajoutons que la vue depuis là-haut est splendide.

Salomé assise contemple le paysage du haut de la colline de Mandalay, Birmanie
Un moine agenouillé dans un autel regarde son smartphone à la pagode principal de la colline de Mandalay, Birmanie
Un moine qui prie ? Non, sur son smartphone ! Roooh, pas bien.

Après avoir arrosé la tête de Bouddha 5 fois (comme le veut la coutume), nous entamons notre descente. Bien évidemment, une fois en bas nos pieds nus sont noirs de crasse et de poussière. Il est donc temps de rentrer à l’hôtel pour aller récurer tout ça.

Sylvain arrose la tête d'un petit Bouddha au temple au sommet de la colline de Mandalay, Birmanie
Allez hop, au bain Bouddha !

Pagode de Mahamuni

Haut lieu de la ferveur Birmane, la pagode Mahamuni est l’un des plus grands édifices religieux du pays.

Pagode Mahamuni avec quelques personnes qui sortent de ses arches, Mandalay, Birmanie

On y rencontre notamment un étrange Bouddha au corps couvert de fines feuilles d’or. Sa tête est soigneusement polie chaque matin par des moines tandis que son corps continue d’enfler à mesure que les fidèles y déposent jour après jour des feuilles d’or supplémentaires.

Statue de Bouddha se faisant couvrir de petites feuilles d'or au Temple de Mahamuni, Mandalay, Birmanie
Bouddha mille-feuille 100% plaqué or

Avis aux féministes : passez votre chemin, l’accès au Bouddha est interdit aux femmes. Ça gâche un peu la visite, il faut l’avouer.

Le Pont U Bein

Véritable emblème de la ville, ce pont d’un kilomètre est le plus long pont en tek du monde !!! Rien que ça.

Vue sur le pont U Bein depuis son début, Mandalay, Birmanie
Vue de coté du pont U Bein, Mandalay, Birmanie

La plupart des guides conseillent de s’y rendre au lever du soleil pour la quiétude ou au coucher pour prendre de belles photos. Sinon, vous pouvez faire comme nous et y aller « en gros touristes » à midi. ˆˆ

Et comme il fait particulièrement chaud en plein soleil, rien de tel que de prendre un peu de recul en dégustant une bière bien fraiche sous l’une des petites paillotes au bord de l’eau. Pendant cette pause on observe notamment des enfants en train de jouer dans l’eau du lac… et là on si dit qu’on a clairement pas le même système immunitaire. Si on avait ne serait-ce que trempé le doigt de pieds là-dedans, on aurait certainement perdu la jambe. ˆˆ

Salomé à l'ombre d'une paillotte près de l'eau au Pont U Bein, Mandalay, Birmanie
De l’ombre, des chaises, des bières… La base quoi.

L’Ancienne Capitale Impériale de Sagaing

Sagaing se situe à une vingtaine de kilomètres au sud de Mandalay. Souvent comparée à Bagan, l’ancienne capitale impériale représente encore aujourd’hui un lieu de pèlerinage très prisé par les Birmans.

Depuis le pont Ava qui enjambe l’Irrawady on comprend d’emblée pourquoi en apercevant les collines de la ville constellées de stupas dorés étincelants.

Vue panoramique au coucher du soleil sur Sagaing avec ses nombreuses stupas
Problème de sommeil ? Comptez les stupas.

Nous grimpons sur une route sinueuse jusqu’au sommet de la plus haute des collines où se trouvent la pagode Soon U Ponya Shin. Nous y passons un agréable moment entourés par de fervents Birmans venus se recueillir ou simplement profiter tout comme nous de la vue.

Coucher de soleil sur Sagaing, Birmanie

Avant de quitter la colline nous faisons un saut par un monastère en contrebas. Ici l’ambiance est encore plus calme. Il n’y a pas âme qui vive à part un moine qui arrose tranquillement les fleurs de la cour. En nous rendant à ce monastère on découvre le réseau pédestre qui permet aux moines de se déplacer entre les différentes pagodes et monastères disséminées sur l’ensemble des collines. Bien pensé !

Moine descendant l'un des passages qui relient les temples de Sagaing, Birmanie
Les moines peuvent se déplacer entre les temples à l’ombre et à sec !

Le soleil se couche lentement sur Sagaing. Il est temps pour nous de regagner Mandalay. Rouler de nuit dans cette pagaille ne nous tente pas tellement. Même sur une route limitée à 48 km/h, très original mais peu respecté, on se demande pourquoi…

Panneau de limitation de vitesse à 48 km/h au bord de la route en Birmanie
Pourquoi pas 47.93 ?

On partage maintenant avec vous tous nos bons plans à Mandalay.

Où dormir à Mandalay ?

Hôtel Boss : un établissement pas trop trop cher compte tenu du coût moyen d’un hébergement en Birmanie. Chambres propres et confortables. Petit déjeuner-buffet inclu et servi sur le rooftop. D’ailleurs ce rooftop est aussi très agréable en soirée pour une petite bière avec vue sur la ville.

Où manger à Mandalay ?

  • Golden Shan Buffet : un buffet à volonté pour 5000 MMK (2.90€). Certes, c’est un peu plus cher que le repas moyen en Birmanie mais c’est tellement bon ! Et puis voilà encore une adresse où l’on peut aller manger sans craindre d’y perdre son colon… ce qui n’est pas évident en Birmanie.
  • Nay Cafe : une institution à Mandalay pour tous les amateurs de chapatis bien chauds. Ici on mange dans la rue au milieu des birmans venus entre amis ou en famille. Le curry est pas mal mais si l’on va manger chez Nay Cafe c’est surtout pour les chapatis : au mouton, au poulet, au bœuf… tous aussi délicieux les uns que les autres !
Plats à Nay Cafe dont Chiapati et Curry de mouton
Chiapati-rrésistible !

Prix des activités à Mandalay

  • Location d’un vélo : 3000 MMK* / vélo / jour.
  • Location d’un scooter : 12000 MMK* pour un semi-automatique. Comptez 15000 MMK pour un automatique.
  • Pagode Sutaungpey (au sommet de la colline de Mandalay) : 1000 MMK
  • Pagode de Mahamuni : accès libre mais 1000 MMK pour avoir le droit de prendre des photos + 200 MMK de parking pour le scooter.

*Ces prix correspondent aux tarifs pratiqués à l’hôtel Boss en Janvier 2019.

Vous voilà prêts pour découvrir Mandalay… et qui sait, vous convertir au Bouddhisme.

Nous grimpons maintenant dans un bus de nuit pour continuer notre route vers Yangon, capitale déchue, métropole vibrante qui nous réserve bien des surprises.

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10 réponses à « Mandalay : Ville de Ferveur et d’Effervescence »

  1. Kôâ ?! Kôâ ?! Kôâ ?!
    Vous attendez encore une fois que je me jette à l’eau le premier pour pouvoir réagir avec sarcasmes en conséquence !

    Eh bien voilà, je suis bien embarrassé car, en vue de ma conversation au bouddhisme à laquelle je me retrouve invité – « et qui sait, vous convertir au Bouddhisme » (dixit) – notamment à la suite de Sushi qui en a si bien adopté les rites (5 ablutions, autant que nos frères musulmans chaque jour avant la prière), je souhaite au moins savoir si le Tipitaka est le texte de référence du Bouddhisme Sakyamuni, ou bien du Hinayana (ou Theravada), ou bien encore du Mahayana ou bien enfin du Varayana (ou Tantrisme). Ah, excusez, j’oublie le Bouddhisme Thibétain, fort différent lui aussi, et tout aussi intéressant d’ailleurs. Sans compter le bouddhisme occidental… qui fait rire souvent nos cousins asiatiques.
    700 mini-pagodes, voilà qui en impose de fait. Mais je songe aux 1836 chapelles qu’il faudrait construire pour honorer chacune des pages de la Bible.
    Dans l’expectative, je saisis la raison de l’insupportable sexisme antiféministe dont nous témoignent nos envoyés spéciaux pour m’extraire de ce guêpier. Toutes les splendeurs architecturales et décoratives ne compenseront jamais une absence féminine.

    Ce qui me rassure tout de même au sujet de Sushi, c’est la ponctualité régulière de la présence de la bière qui ne faiblit pas dans ce dernier rapport.

    « Golden Shan Buffet : un buffet à volonté pour 5000 MMK (2.90€). Certes, c’est un peu plus cher… »
    !!! J’y crois pas !!! Oubli d’un zéro, au moins.
    Il est vrai qu’au vu de la limitation de vitesse à 48 km/h, les chiffres n’ont sans doute pas la même signification que chez les mangeurs d’escargots (mais pas encore de sauterelles tout de même !)

    « Et chapatis » Et chapatas.
    « Et chapatis » Et patatras.
    Seule Super-Biquette s’y faufila.
    Le bouddhisme Sushi gagna.
    Seul son bock en réchappa.

  2. P.S.:
    J’ai vraiment un esprit d’escalier !
    Je comprends seulement maintenant pourquoi Sushi a de suite adopté le bon geste rituel des cinq arrosages du bouddha.
    Habitué des cinq purifications musulmanes quotidiennes, notre islamo-bouddhiste n’affiche-t-Il pas sa double allégeance religieuse avec sa barbe salafiste et son crâne quasi-glabre de moine bouddhiste ?

      1. Dis-moi Biquette, peux-tu confidentiellement me donner la réponse à cette question qui hante mes nuits :
        Plus longue est la barbe de Sushi, plus courts sont ses cheveux. Les glisse-t-il lui-même du haut vers le bas de son visage ou bien est-ce parce que c’est toi qui lui tire la barbe ?

        1. Très bonne question ! Et bien non, la barbe pousse toute seule comme une grande. Quant aux cheveux, je m’applique à y passer un petit coup de tondeuse de temps en temps.

  3. Fascinant , vous imaginez une bibliothèque ? Pour le bouddha aux feuilles d’or ,nous les femmes pouvons voler l’or pour en faire des bijoux, frivoles que nous sommes !!! Svp calculez moi pour demain le rendement de la fabrication des chiapatis

    1. Pour la vitesse de production des chiapatis, après examen de la vidéo, il semblerait que ce soit entre 1 chiapati toutes les 6-7 secondes.

  4. Ah, mais j’vais lui montrer, moi, à Edouard (Philippe) c’que c’est que la précision dans la limitation. Son 80km/h, c’est bâclé, arrondi, approximatif. Quel amateur!
    Bon, des temples, des temples, toujours des temples. Comment tenez-vous? Pas d’overdose? Faut dire que le grand bouquin blanc, sur quelques hectares, fallait oser. C’était, déjà, pour lutter contre la sédentarité du lecteur.
    C’est plutôt sur le nom, qu’ils ont été un peu légers, pour nous ça fait un peu maternelle-pipi-caca ( c’est vrai que le lac Titicaca nous en réserve encore aussi, ultérieurement). Quoique la prononciation reste très ouverte, quoi. Tout cas, c’est pas la cupidité qui les chatouille trop, passque les feuilles d’or, ici… Oui: on s’est compris. Dis donc, l’arroseur de Bouddhas, t’aurais pas « un peu » maigri? Ton short tient encore? Pas besoin de bretelles?
    Bon allez, on regarde la suite…

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