Moalboal : Sardines, Plage et Montagne


Philippines / mardi, mars 19th, 2019

La plupart des voyageurs qui font escale à Moalboal y passent 2 ou 3 jours maximum. Notre esprit de contradiction nous a donc donné envie d’y passer une semaine.
Entre snorkeling, plages, sardines et balade en montagne on vous raconte notre semaine à Moalboal, loin du tumulte touristique et des Chinois.

Pourquoi Rester à Moalboal pendant 7 Jours ?

Après un début chaotique à Bohol nous avons doucement retrouvé notre rythme à Siquijor. De là nous avons décidé de ne plus nous laisser avoir et de réserver tous nos hébergements à l’avance.

En même temps on a aussi été un peu gavé par le manque de fluidité des transports aux Philippines. Nous avons donc décidé de nous installer à Moalboal pour 6 nuits pour ne pas avoir à passer des journées entières sur des bateaux ou dans des bus brinquebalants.

Deux minions dans un camion secoué

Pas très touristique mais regorgeant d’activités sympas, cette petite ville nous a conquis. Et honnêtement à ce stade du voyage, on a de plus en plus envie de prendre notre temps dans des endroits pépères. Pour ça, Moalboal c’est parfait !

Que Faire à Moalboal pendant 7 Jours ?

Certains diront que 7 jours à Moalboal c’est trop. Que nenni ! Pour celles et ceux qui aiment prendre leur temps, une semaine n’est pas de trop pour profiter du coin.

Nager avec les sardines

Moalboal est essentiellement connue pour un phénomène appelé le « Sardine Run ». À 20 mètres à peine de la plage de Panagsama Beach, un gigantesque banc de sardines a élu domicile.

Boite à sardines qui pointe sur le bord de Panagsama beach

Alors c’est sûr que dit comme ça, les sardines c’est pas les poissons les plus excitants. Mais imaginez des sardines par millions qui barbotent tranquillement à 2 brasses de la plage. Imaginez-vous maintenant barbotant avec / dans les petites sardines. ˆˆ Une petite vidéo s’impose là !

Petit conseil : Moalboal a beau ne pas être la destination la plus touristique des Philippines, ses sardines attirent tout de même pas mal de monde.
À partir de 8h du matin, les bateaux s’agglutinent sur le spot, rendant l’exploration désagréable et surtout dangereuse.

Faites donc un trait sur la grasse matinée et venez faire coucou aux sardines dès 7H.

À partir de 8H, profitez des premiers rayons du soleil matinal depuis la plage en observant de loin les cargaisons de Chinois en combinaison et gilet de sauvetage fluo. Le spectacle vaut le détour !

Faire du snorkeling à Moalboal

Moalboal bénéficie encore de l’un des récifs de corail le plus riche et le mieux préservé des Philippines.

À quelques brasses des sardines, nous avons pu observer une faune et une flore marine exceptionnelle.

En journée nous avons privilégié la White Beach à quelques kilomètres au nord de Moalboal. Là aussi le récif coralien est superbe. C’est aussi à White Beach que nous avons fait la connaissance de quelques tortues. ˆˆ

Plonger à Moalboal

Sylvain a désormais son Open Water en poche. Il peut donc plonger en binôme jusqu’à 18 mètres.

Ça tombe bien puisque les clubs de Moalboal proposent deux des plongées phares de l’île de Cebu : Pescador Island et la plongée avec les sardines.

Pendant que Salomé fait des bulles à la surface avec son petit tuba, Sylvain, réincarnation de Jean-Jacques Cousteau, part à la découverte des fonds marins. Bon on s’emballe un peu là… ˆˆ Toujours est-il que Moalboal est une étape incontournable des Visayas pour tous les fans de plongée.

On partage toutes les infos pratiques dans la rubrique dédiée, en fin d’article. 😉

Envie de plage ?

Après s’être bien dépensé, il est maintenant temps de faire une pause plage. Pour cela, direction Lambug Beach à une quinzaine de kilomètres au sud de Moalboal.

Ici c’est sable blanc et eau turquoise. Sylvain, curieux, va tout de même explorer le fond mais il n’y a pas grand-chose à voir à part du sable et de l’herbe à tortue.

Petit chiot couché à côté de Sylvain sur sa serviette
Adorable petite rencontre à Lambug beach

En revanche, on découvre un petit coin très calme à l’extrémité nord de la plage (en suivant un petit chemin indiqué par MapsMe). On dédie donc un après-midi à la bronzette et à la lecture. On reste à Lambug Beach jusqu’au coucher de soleil. Décidément, les couchers de soleil sur la mer, on ne s’en lasse pas.

Salomé devant le coucher de soleil sur la mer à Lambug Beach

Balade en montagne à Osmena Peak

Du haut de ses 1013 mètres d’altitude Osmena Peak est le point culminant de l’île de Cebu.

De Moalboal, nous roulons environ 2 heures en scooter pour nous y rendre. Nous commençons par longer le littoral vers le sud jusqu’à Alegria puis nous bifurquons sur une petite route sur la gauche.

À partir de là les choses se compliquent un peu. La première partie de cette petite route de montagne est particulièrement raide. À un moment on craint que notre scooter 110cm³ ne rende l’âme. On finit par caler en plein milieu de la pente. Il nous reste alors 25 km à parcourir.

gif d'un motard qui monte à la verticale

On laisse l’engin souffler quelques minutes en se demandant si ça va le faire. On repart à moitié convaincus. Cette fois-ci Sylvain reste en 1ère jusqu’en haut de la pente. Après 2 kilomètres hyper raides, la route devient plus praticable. On passera même la 4ème sur certains tronçons. ˆˆ

On gare le scooter au pied d’Osmena Peak et nous acquittons du droit de passage. Un petit quart d’heure suffit pour gravir à pieds les 1200 mètres qui nous séparent du sommet.

Une fois en haut, on est largement récompensé par une vue à 360° époustouflante. Tout autour de nous se dressent des pics semblables aux Chocolate Hills de Bohol (que nous n’avons malheureusement pas pu admirer parce que Bohol = échec). En toile de fond, nous apercevons la mer des 2 côtés avec sa palette de bleus allant du plus clair au plus foncé.

Vue sur les collines puis la mer depuis Osmena peak

On rencontre Éric, un baroudeur Bordelais avec qui on discute voyage pendant un petit bout de temps. L’heure tourne et il est déjà 16H. Sachant que 2 heures de trajet nous attendent, on se met en route. On arrive tout juste à notre guesthouse pour l’apéro.

Lyn’s Guesthouse : Notre Petit Refuge

On va dédier une partie de cet article à notre guesthouse parce qu’elle le vaut bien. ˆˆ

Lorsque nous avons réservé notre hébergement pour Moalboal, comme partout aux Philippines nos options étaient minces. On avait le choix entre des lits simples en dortoir ou des bungalows pas terribles. On a donc décidé de dépasser un peu notre budget hébergement. Quitte à rester 6 nuits dans une guesthouse, autant s’y sentir bien.

On ne regrette pas une seule seconde notre choix ! Cette super guesthouse est tenue par Theo, un allemand très sympa et sa compagne, une Philippine aussi discrète qu’efficace.

Chez Lyn’s guesthouse tout est impeccable et bien pensé. Notre petite cabane en bambou est adorable, le jardin est soigné, la lessive sent bon, le café est gratuit et à volonté, c’est calme… Bref on s’y sent si bien qu’on a plus envie d’en partir.

Bungalow au fond d'un jardin
Un petit coin de paradis
Jardin bien entretenu et fourni de Theo
Un petit jardin trop chou

On sait toutefois que toutes les bonnes choses ont une fin et que d’autres aventures nous attendent. Nous quittons donc Moalboal pour rejoindre l’aéroport de Cebu. De là nous prenons un vol pour Puerto Princesa, direction Balabac dans le sud de Palawan.

En attendant voici toutes nos bonnes adresses et les infos indispensables pour une escale à Moalboal au top.

Où dormir à Moalboal ?

La plupart des hébergements à Moalboal se concentrent autour de Panagsama Beach. Quand on dit « se concentrent », les bâtiments sont littéralement construits les uns sur les autres.

Si vous ne voulez pas vous retrouver coincés comme des sardines (très à propos ici) dans un dortoir miteux, on vous conseille de trouver un logement plus au nord, dans le coin de White Beach.

Où manger à Moalboal ?

Comme la plupart des hébergements, les restaus se trouvent tous au niveau de Panagsama Beach. L’endroit n’est pas très glamour. On a donc privilégié un petit restau à deux pas de notre guesthouse.

  • Sam’s Public Restaurant : un établissement simple tenu par un Autrichien. On y déguste de délicieuses Wiener Schnitzel et de la salade de pommes de terre, mais aussi quelques spécialités Philippines, de la cuisine Thaï, des pâtes… Bref il y en a pour tous les goûts. L’ambiance est chaleureuse, l’accueil souriant et les prix corrects.
Schnitzel avec frites
Digne des meilleurs Biergartens !

Où boire un verre à Moalboal ?

On a clairement fait nos papys sur ce coup là mais comme on l’a dit plus haut, l’ambiance bordélique de Panagsama Beach ne nous a pas vraiment inspiré. On a donc pris tous nos apéros sur la terrasse de notre guesthouse.

Pour ceux qui veulent rencontrer du monde dans un cadre plus festif, les bars ne manquent pas à Panagsama Beach.

Où Plonger à Moalboal ?

  • Cebu Fun Divers : un club sérieux et très pro. Sylvain a opté pour la plongée à Pescador Island. Il n’y avait malheureusement pas trop d’ambiance dans son groupe mais on ne peut rien reprocher au service.

Prix des activités à Moalboal

  • Location d’un scooter : 300 PHP / jour pour 6 jours chez Rosyta’s House. Par contre les scooters ne sont pas exceptionnels. Nous avons même du changer de bécane le 2ème jour car celle louée initialement faisait un bruit bizarre. Ça fait tout de même l’affaire pour trainer aux alentours. On a même réussi à aller à Osmena Peak avec notre charrette.
  • Plongée de Pescador Island / plongée avec les sardines : 1680 PHP par plongée tout compris (certification open water requise)
  • White Beach : 5 PHP / personne – Parking gratuit
  • Osmena Peak : 30 PHP / personne

C’est par temps de pluie que nous quittons Moalboal pour découvrir le sud de Palawan. Au programme : plages paradisiaques et balade en bateau. 😉

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6 réponses à « Moalboal : Sardines, Plage et Montagne »

  1. Trop fun les vidéos ,je nageais avec vous !je me sens mieux que devant les photos de Tokyo ! explication de ce rassemblement de sardines ? Et les prédateurs ? Sylvain il fallait trouver une petite place pour le 🐕 où es tu Christian ?mets ton masque !!!

    1. Et bien c’est un mystère la présence de ces sardines. Personne ne sait vraiment pourquoi elles ont bougé de l’ile de Pescador un peu plus loin au large pour s’installer près de la plage. Ce n’est pas du fait de l’homme en tout cas car elles ont déjà disparu par intermittence et sont toujours revenues. Leur prédateur principal serait le requin renard (inoffensif pour nous) mais on l’aperçoit rarement. L’homme est bien évidemment l’autre grand prédateur, mais la pêche au filet est interdite et les locaux ne peuvent utiliser qu’un hameçon et une ligne, juste de quoi nourrir la famille ou vendre au marché. Bref, tout le monde y trouve son compte et l’équilibre trouvé à l’air de tenir, malgré les hordes de Chinois qui viennent patauger.

      Le petit chien avait toute sa place sur ma serviette 🙂

  2. Voilà, voilà. J’enfile mon masque pour gober les myriades de bulles dignes d’une mer de bière.
    Les vidéos sont effectivement fascinantes.
    Toutes anthologiques.
    À voir et revoir. Histoire de faire contraste, je programme pour la semaine prochaine de nouveaux visionnages devant le feu de bois de Matour. Bock en main pour célébrer l’adresse du vidéaste.
    Sushi est devenu HyperSushi.
    Est-il équipé d’une caméra sous-marine ou bien d’un smartphone amphibie ?
    Faut dire, faut dire aussi qu’il est servi par une naïade exceptionnelle, HyperBiquette.
    Bravo également à la réalisatrice ou bien au réalisateur des montages photo, flèches indicatives et boîte de sardines volante par exemple.
    Amusante trouvaille du scootériste grimpant la falaise à la main.
    La balade sous-marine parmi le banc de sardines est particulièrement spectaculaire.
    La splendeur du papillon rouge nautique ou de l’araignée noire aux cent pattes est bluffante.
    Le poisson noir attaquant l’objectif : fabuleux !
    Le rythme cadencé de la danse des poissons et des plantes est un régal.
    « À partir de 8H, profitez des premiers rayons du soleil matinal depuis la plage en observant de loin les cargaisons de Chinois en combinaison et gilet de sauvetage fluo. Le spectacle vaut le détour ! »
    Pour cela, pas besoin de changer de planète ; notamment à Bordeaux ou à Toulouse, nous faisons aussi bien avec nos cohortes de gilets jaunes. À Paris, nous donnons même dans le sport de haut niveau de la casse et de la castagne.
    Mais qu’est-ce qui incite HyperBiquette et HyperSushi à reprendre l’avion ?
    Et pour où ? Devinez : le paradis de Tokyo !

    1. Merci pour tant d’éloge ^^ Ces vidéos m’ont effectivement demandé pas mal de boulot ! Elles ont été filmées grâce à notre dernière acquisition: une petite caméra du style GoPro achetée à 50€ dans l’un des plus grands bazars high-tech de Bangkok. Elle nous aura bien servi aux Philippines en tout cas, comme tu continueras de le voir dans les prochains articles 😉

  3. Bravos renouvelés.
    Tu amortis spectaculairement – à tous les sens du mot – ton astucieuse acquisition.
    Nous attendons le prochain opus avec une curiosité désormais redoublée.
    P.S.:
    Je suis tout de même inquiet de n’avoir pas aperçu la moindre bière dans vos reportages philippins.
    C’est la première fois de mon souvenir, depuis que vous avez quitté les rives brassicoles.
    Ces îliens ne connaîtraient ils encore que la flotte ?
    Je me vois invité à en décapsuler une spéciale pour prier à votre santé.

    1. Oh si si, ne t’inquiète pas ils en ont de la bière. Et nous avons descendu quelques San Miguel durant notre séjour sur l’île !

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