Nikko : Temples et Nature


Japon / dimanche, avril 28th, 2019

À quelques encablures de Tokyo, Nikko est un véritable écrin de nature préservée. Cette petite ville abrite quelques uns des plus beaux sanctuaires du Japon. Voici un petit résumé de notre journée découverte.

Comment se Rendre à Nikko depuis Tokyo ?

La première chose à faire avant de quitter la capitale est de bien se renseigner sur les différentes modalité de trajet pour se rendre à Nikko.

Pour les détenteurs du JR Pass, vous pouvez emprunter le Tohoku Shinkansen depuis les gares de Tokyo ou d’Ueno puis changer à Utsunomiya pour la ligne JR Nikko jusqu’à la gare JR de Nikko.

Si vous n’avez pas de JR Pass, le moyen le plus simple et le moins cher pour se rendre à Nikko est d’emprunter la Tobu Line depuis la gare d’Asakusa. À la gare, il est possible d’acheter le Pass Nikko (2000 yens). Grâce à ce ticket, on peut effectuer l’A/R Tokyo-Nikko sur 2 jours et circuler sur toute la zone de Nikko pendant toute la période sur place. Pratique et économique!

Le Fabuleux Sanctuaire Toshogu

Depuis la gare de Tobu-Nikko, notre Pass Nikko nous permet également de prendre le bus pour rejoindre les différents points d’intérêt du coin.

Après avoir acheté quelques victuailles au Family Mart, nous grimpons donc dans un bus de ville en direction du sanctuaire Toshogu. Le trajet se fait aussi très bien à pieds. Comptez environ 30 minutes de la gare jusqu’à l’entrée du sanctuaire.

Une grande tour à plusieurs étages de style japonais
Deux petits temples rouges de style japonais
De nombreux motifs dorés décorent le haut d'une grosse porte d'entrée vers le sanctuaire
Une petite tablette en bois avec un chaton peint dessus est suspendue
De grosses lanternes en pierre

Aussi impressionnant par sa taille que par sa beauté, ce sanctuaire occupe une bonne partie de notre journée. Par contre, nous apprendrons plus tard que nous avons effectué notre visite lors d’un jour férié. Autant dire qu’on était pas tout seul sur la site.

Le Paisible Sanctuaire Futurasan

Après avoir englouti notre pique-nique, nous nous enfonçons un peu plus dans la forêt en direction du plus modeste sanctuaire Futurasan.

Ce petit sanctuaire perdu au milieu des pins est beaucoup moins fréquenté que son grand frère le sanctuaire Toshogu.

Une petite porte rouge donne sur une zone de prière
La Biquette est positionnée dans un énorme tronc creux couché
La Biquette médite dans un tronc creux

Moins impressionnant architecturalement, sa visite n’en reste pas moins agréable. Ici on prend le temps de se poser et d’observer les Japonais s’adonner aux rites shintoïstes ancestraux.

Un couple de Japonais en tenue traditionnelle réaliste se lave les mains dans la petite fontaine de la zone de prière
Ce couple en tenue traditionnelle réalise la partie aquatique de la prière
Des morceaux de papier sont noués sur des tiges en fer
Les mauvaises fortunes tirées au temple sont attachées près de celui-ci pour conjurer le sort

Le Mystérieux Abysse de Kanmangafuchi

Nous quittons la zone des sanctuaires pour nous diriger vers une des curiosités de Nikko au caractère non moins spirituel : l’Abysse de Kanmangafuchi.

Cette agréable promenade le long de la rivière est bordée d’un alignement d’environ 720 statuettes de Bouddha Jizô qui accueillent passivement les visiteurs (pas très nombreux pour notre plus grand plaisir). Leur léger sourire aux lèvres confère à l’endroit un petit côté mystique.

De nombreuses statuettes portant un bonnet et une serviette rouges se succèdent
La Biquette est posée sur les mains d'une statuette de Bouddha
La Biquette continue sa méditation sur son Bouddha préféré parmi les 720

En contrebas, une rivière tumultueuse s’écoule contrebalançant le calme et la sérénité du sentier. Comme souvent au Japon, l’harmonie passe par l’équilibre.

Une rivière serpente entre de gros rochers, une montagne enneigée au fond

Passage Express par le Pont Shinkyō

Le temps file à toute vitesse et il est déjà l’heure de reprendre la train pour Tokyo. Nous décidons de rejoindre la gare à pieds cette fois-ci.

C’est l’occasion de passer par le pont Shinkyō qui marque l’entrée du sanctuaire Futurasan. À l’époque Edo la traversée de ce pont était réservé au Shogun et aux messagers de la cour impériale.

Aujourd’hui encore son accès est fermé. Il n’en reste pas moins l’un des éléments les plus photogéniques de Nikko.

Un pont rouge de style japonais surplombent une rivière turquoise

Notre escale à Nikko s’achève déjà. Nous sommes désormais dans le train en direction de Tokyo où nous attendent des anciens collègues de Sylvain pour une réunion au sommet autour d’une fondue japonaise mémorable 😉

Comme d’habitude, voici les infos pratiques autour de Nikko :

Où manger à Nikko ?

Nous ne doutons pas que cette petite ville regorge de bonnes adresses mais après avoir cassé la tirelire en passant une nuit dans un ryokan, nous avons opté pour l’option Family Mart. ^^

On le précise car même si vous disposez d’un budget plus conséquent, prévoir un casse-croûte avant de se rendre aux sanctuaires peut être une bonne idée pour ne pas perdre de temps entre les visites.

Prix des activités à Nikko

  • Sanctuaire Toshogu : 1300 yens / personne
  • Sanctuaire Futurasan : 200 yens / personne
  • Abysse de Kanmangafuchi : Accès gratuit
  • Nikko Pass : 2000 yens / personne




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5 réponses à « Nikko : Temples et Nature »

    1. C’est parce qu’il s’agit de Bouddhas Jizo, protecteur des enfants. C’est pour ça qu’ils ont des attributs enfantins (bonnet et bavoir), et de couleur rouge qui signifie la protection et la sécurité.

  1. Le mouvement des Bonnets rouges que nous croyons originaire de Bretagne est donc en fait une intrusion bouddhiste en provenance de l’Abysse de Kanmangafuchi sur le modèle de la cinquième colonne.
    Sans la révélation – preuves photographiques fournies – de nos super enquêteurs, Super Biquette, Super Sushi et Mini Biquette, nous aurions pu continuer à penser que les Bretons étaient devenus fous comme Obélix le prétend.
    Je me disais bien aussi que cela ne leur ressemblait pas.

    1. Oui alors normalement les bonnets rouges au Japon c’est le symbole de la protection des enfants. Je pense qu’il y a eu un peu de déformation jusqu’aux oreilles bretonnes. Lost in translation comme on dit.

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