Petit Guide pour Découvrir le Salar d’Uyuni


Bolivie, Chili, Guides et fiches pratiques / vendredi, juin 21st, 2019

Le Salar d’Uyuni c’est le plus grand désert de sel du monde ! Qui dit plus grand désert de sel du monde dit manne touristique pour les populations locales. En terme de services, le voyageur a donc l’embarras du choix pour organiser son excursion. Attention toutefois à bien choisir son prestataire pour être sûr de vivre la meilleure expérience possible. Voici nos conseils.

D’où partir pour Découvrir le Salar d’Uyuni ?

Tour dépend bien sûr d’où l’on se trouve. Bolivie, Argentine, Chili ? Voici un petit tour d’horizon des différentes options :

Le salar d’Uyuni au départ d’Uyuni (Bolivie)

C’est de là que la plupart des touristes démarrent leur excursion. La petite ville d’Uyuni compte pas moins de 150 agences. C’est au départ d’Uyuni que vous bénéficierez des meilleurs tarifs d’autant que l’excursion dure 4 jours (au lieu de 3 au départ de San Pedro de Atacama). Toutefois quatre jours ça peut faire long. On a rencontré un couple au Chili pour qui le dernier jour a été dur.

En terme d’acclimatation à l’altitude, un départ d’Uyuni est idéal car la ville se trouve à 3600 mètres. Notre corps est donc déjà accoutumé et on monte progressivement tout au long des 4 jours (jusqu’à 5000 mètres quand même).

Gif animé de deux personnes qui dansent au sommet d'une montagne

Le salar d’Uyuni au départ de Tupiza (Bolivie)

Nous n’avons pas mis les pieds à Tupiza mais d’après ce que nous avons entendu et lu, un départ de Tupiza peut être intéressant si vous venez d’Argentine.

Sinon, toujours d’après des témoignages les agences, moins nombreuses, sont souvent plus sérieuses. Les prix sont légèrement plus élevés qu’à Uyuni mais ce n’est parfois pas plus mal.

Autre point intéressant : il y a nettement moins de véhicules qui partent de Tupiza que d’Uyuni. En haute saison, ce facteur peut faire toute la différence si vous ne voulez pas vous retrouver coincés entre une centaine de touristes à chaque spot.

Gif animé de flamants roses avancant en troupeau

À noter également : depuis Tupiza (jusqu’à Uyuni), l’excursion dure aussi quatre jours.

Le salar d’Uyuni au départ de San Pedro de Atacama (Chili)

C’est d’ailleurs la solution que nous avons choisie et nous en sommes entièrement satisfaits !

C’est la solution idéale pour celles et ceux qui ont passé quelques jours à San Pedro de Atacama et souhaitent rejoindre Uyuni en direct. Cette option évite de reprendre un bus via Calama en direction d’Uyuni pour alors seulement démarrer l’excursion.

Certes payer son excursion à une agence Chilienne revient plus cher (notre budget s’en souviendra longtemps de ce coup-là ^^), mais les prestations sont aussi bien meilleures.

À noter que l’excursion au départ de San Pedro de Atacama dure 3 jours et 2 nuits si vous restez à Uyuni, ou 4 jours et 3 nuits si vous retournez à San Pedro.

Garder le meilleur pour la fin

Le gros avantage d’un départ depuis Tupiza ou San Pedro de Atacama c’est que l’excursion se termine par le salar d’Uyuni et quoi de mieux que de garder le meilleur pour la fin ?

Et l’altitude dans tout ça?

Attention, en partant de San Pedro de Atacama, votre petit organisme prend cher : le premier jour on passe de 2500 mètres à 4000 en moins d’une heure et ça rien que pour passer la douane. On enchaine ensuite dans la même journée avec un passage à 5000 mètres. Avec un peu de chance, votre chauffeur aura fait le stock de feuilles de coca à mâchouiller tout au long de la journée mais parfois ça ne suffit pas. Mieux vaut donc prendre cela sérieusement en considération. On ne sait pas ce que c’est le mal de montagne car pour l’instant on ne l’a jamais ressenti mais ça a l’air assez violent.

Gif animé de Kirby étourdi

Comment Choisir son Agence pour Découvrir le Salar d’Uyuni ?

Maintenant que vous savez d’où vous allez entamer votre excursion, voici quelques points de vigilance à prendre en compte pour profiter de la meilleure expérience possible.

Bien choisir son agence en Bolivie

Si vous partez d’Uyuni ou de Tupiza, gardez à l’esprit que les agences Boliviennes ne sont pas toujours les plus regardantes niveau qualité de prestation. Il vaut donc mieux bien se renseigner sur l’agence que l’on est sur le point de choisir et ne pas hésiter à payer un petit peu plus cher ne serait-ce que pour avoir de l’eau chaude au moins un soir ainsi que des repas décents.

Attention ! Chauffeurs bourrés

Lisez attentivement les avis sur les chauffeurs-guides. Sur internet, nombreux sont les témoignages de chauffeurs ivres qui ne se réveillent pas pour le lever de soleil ou qui, encore pire, roulent bourrés. Après, c’est sûr que sur Internet on trouve de tout, mais mieux prévenir que guérir. 😉

Gif animé d'Inspecteur Gadget conduisant ivre

Ces recommandations sont particulièrement valables pour un départ d’Uyuni car là-bas c’est un peu la foire au salar mais elles le sont aussi au départ de Tupiza ou de San Pedro de Atacama.

Bien choisir son agence au Chili

Pour un départ de San Pedro de Atacama, il faut également veiller à choisir une agence sérieuse bien sûr car même si l’on est au Chili, les arnaques sont légions quand il s’agit de transbahuter des petits touristes à travers le désert.

La meilleure solution pour trouver une bonne agence c’est bien évidemment le bouche à oreille. Si malheureusement vous n’avez pas réussi à recueillir d’avis avant le départ, Tripadvisor et les avis Google restent de bons moyens de se faire une idée sur la qualité de la prestation.

Découvrir le salar d’Uyuni avec Cruz Andina Traveller

D’ailleurs, en parlant de recommandation, nous conseillons chaudement l’agence Cruz Andina Traveller qui nous a elle-même été conseillée par Boris et Cindy rencontrés en Argentine. Super chauffeur-guide (merci Miguel <3) dont la conduite était irréprochable, nourriture excellente et copieuse à chaque repas, chambres privatives dans des établissements impeccables avec eau chaude et salle de bain privative la 2ème nuit (grande classe), un véhicule confortable et en bon état. Honnêtement on ne s’attendait pas à autant de confort. Un sans-faute !

Gif animé de Bruno Mars brandissant une note de 10

Combien Coûte une Excursion dans le Salar d’Uyuni ?

Maintenant on va parler des choses qui fâchent : combien ça coûte une petite balade comme ça ?

Au départ de San Pedro de Atacama

Nous avons payé 110000 CLP par personne après négociation. Les prix de base proposés par les agences de San Pedro oscillent entre 125000 et 150000 CLP par personne pour une excursion de 3 jours / 2 nuits mais il faut TOUJOURS négocier ! Si vous payez plus de 115000 CLP c’est que vous avez payé trop cher. Si en revanche vous payez moins de 100000 CLP c’est louche. La qualité du service ne sera pas forcément au rendez-vous.

Ce prix inclut le transport (mini bus jusqu’à la frontière Bolivienne puis 4X4 jusqu’à Uyuni), les repas pendant 3 jours (petit déjeuner, déjeuner et dîner) et l’hébergement.

Ne pas oublier pas la monnaie locale !

Il faut également quitter le Chili avec quelques Bolivianos en poche :

  • 150 BOB / personne pour le parc national Eduardo Avaroa,
  • 6 BOB par personne pour les thermes de Polque,
  • 30 BOB par personne pour l’île Hincahuasi,
  • Quelques BOB en plus pour les pauses-pipi (presque toujours payantes – entre 2 et 5 BOB selon les sites) et une petite bière si le cœur vous en dit.

L’agence nous dit de prévoir également 15 BOB de plus pour les « frais de douane » en Bolivie. Au passage frontière (Paso Internacional Los Libertadores), on ne paie rien et on nous dit vaguement que ce sera pour la sortie du pays. Or, lorsqu’on a quitté la Bolivie par le nord, on ne nous les a pas réclamés. On suppose donc qu’il s’agit d’un bakchich que les douaniers de cette frontière réclament (ou pas) suivant l’humeur.

Gif animé de Dr House qui hausse les épaules

En résumé, les agences préconisent d’emporter entre 300 et 350 BOB par personne pour être large. Cela dit le taux de change à San Pedro de Atacama n’est pas très intéressant. Nous avons donc décidé de n’emmener que le minimum + une petite marge. Le fait de ne pas devoir payer les « frais de douane » à l’entrée du pays nous a permis de nous offrir une petite bière locale (quinoa-miel pour Salomé et cactus pour Sylvain). Nous avons donc prévu 450 BOB pour 2 personnes ce qui nous a amplement suffit.

Au départ d’Uyuni ou Tupiza

On ne connaît pas exactement les prix des excursions depuis la Bolivie, ni les marges de négociation mais on sait que c’est meilleur marché surtout si l’on considère que le trip compte une journée et une nuit de plus que depuis San Pedro de Atacama.

Quelles Affaires Emporter pour Découvrir le Salar d’Uyuni ?

Si comme nous vous faites le trip pendant l’hiver austral, sachez que vous allez vous les peler pendant 3 ou 4 jours. Nous ne sommes pas très frileux mais on avoue que c’est au cours de cette excursion que nous avons eu le plus froid de tout le voyage (pour l’instant du moins). Bon ce n’est pas insurmontable non plus, on vous rassure.

Des vêtements chauds : la base d’une bonne excursion

On conseille de s’habiller bien chaudement pour les journées : pantalon de rando + collants en laine ou caleçon en mérinos pour le bas et technique pelure d’oignons (testée et approuvée par Salomé) en haut : T-shirt en coton, sous pull en laine de mérinos, gilet, veste polaire et veste coupe-vent à capuche.

Gif animé de Joey avec pleins de vêtements

N’oubliez pas les accessoires indispensables : des gants, une écharpe et un bonnet ou une bonne capuche.

Au niveau des pieds, prévoyez de bonnes chaussures de marche et des chaussettes bien chaudes.

Les nuits sont fraîches dans le désert

Pour le soir (c’est là que ça devient drôle), gardez à l’esprit que vous allez dormir 2 ou 3 nuits à 4000 mètres d’altitude sans chauffage. En hiver un sac de couchage est indispensable pour compléter les nombreuses couvertures fournies dans les gîtes. On conseille également une tenue de nuit à la fois chaude et confortable si vous ne voulez pas dormir avec vos vêtements de jour. Dormir en sous-vêtements n’est pas une option… à part pour Sylvain. ^^

Hydratation et petite fringale

Prévoyez au moins 2L d’eau par personne. De l’eau et du soda sont servis durant les repas mais il est indispensable d’avoir son eau pour s’hydrater tout au long de la journée surtout compte tenu de l’altitude.

Pour les petits creux, des biscuits, des crackers et/ou des fruits peuvent être les bienvenus. Cela dit, si comme nous vous choisissiez une bonne agence, vous allez manger comme des gros tout au long de l’excursion.

Gif animé d'Homer Simpsons étalé au milieu de nourriture

Récapitulatif des Points les Plus Importants

  • Bien réfléchir à son point de départ en fonction de son itinéraire.
  • Prendre en considération les variations d’altitude en fonction du point de de départ.
  • Considérer la durée de l’excursion : 4 jours / 3 nuits depuis Tupiza et Uyuni contre 3 jours / 2 nuits au départ de San Pedro de Atacama.
  • Gérer son budget en fonction de son point de départ : Prix plus élevés au départ du Chili que de la Bolivie.
  • Garder le meilleur pour la fin en finissant l’excursion au Salar d’Uyuni au départ de Tupiza ou de San Pedro de Atacama.
  • Bien choisir son agence, sur recommandation d’autres voyageurs ou d’après les avis sur internet.
  • Négocier intelligemment le prix de la prestation : payer ni trop, ni pas assez cher.
  • Se renseigner auprès de l’agence sur l’accès à l’eau chaude. Certaines agences vous feront dormir dans des gîtes où il n’y a même pas de douche, d’autres fois l’eau chaude est payante et si comme nous vous vous êtes bien démerdés ce sera eau chaude gratuite tous les soirs.
  • S’habiller chaudement la journée et emporter avec soi de quoi avoir chaud la nuit.
  • Prévoir de l’eau en quantité suffisante en fonction de la durée de l’excursion.

Voilà, on a à peu près fait le tour de la question. Si bien sûr vous avez des questions à nous poser, des remarques à nous soumettre ou des compléments d’information à ajouter, n’hésitez pas à laisser un petit commentaire.

En attendant, on vous donne rendez-vous dans le désert pour trois jours de dingues ! 😉

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8 réponses à « Petit Guide pour Découvrir le Salar d’Uyuni »

  1. Bon, mais vous n’abordez pas la question hyper-complexe et préoccupante des brosses à dents ! Faut-il préférer la modicité colombienne, la créativité chilienne ou la réputation bolivienne, pour cet accessoire d’hygiène? Passqu’à 5000 m, le détail ne pardonne pas: a cette altitude, c’est bien connu, les gencives sont extrêmement susceptibles. D’ailleurs, le nombre d’ouvrages d’explorateurs célèbres traitant de ce sujet est impressionnant.
    Videmment, plaisanter à marée basse, c’est fastoche. Au contraire, votre étude des paramètres est estimable, pour tous ceux que vous aurez mis en appétit. Voyons voir maint’nant ce désert où nous allons mettre les pieds…

  2. D’où vient la nécessité de chauffeur? La difficulté de conduire ?la manne touristique ? Sécurité à cause de l’altitude ?et…..ils s’enivrent avec de la bière ? bravo pour l’absence de symptômes à cette altitude !!! Vous lisez ça Camille et Laure !

  3. Ouais, nous on avait fait de 0 à 4800m sans pause depuis Arica… alors effectivement c’était un peu violent :-S

  4. Ce qui me paraît violent à moi, c’est la modestie de votre réserve de BOB pour les « petites bières ». Surtout lorsque je constate l’étendue des variétés à tester, de la bière au quinoa-miel jusqu’à celle au cactus. Wouaouh ! Mieux qu’au Pérou.
    Voilà pour mon rituel brassicole sans lequel je perdrais la justification de mon nom de scène.

    Cela étant, je m’attendais à ce que vous évoquiez votre masque à oxygène à une telle altitude.
    5 000 mètres ! Au-dessus du Mont Blanc
    Pour se retrouver dans un désert !!
    Et de sel en plus !!!
    Je ne vais pas avoir l’imprudence de demander à Obélix son avis.

    Combien de petites bières n’avez-vous pas méritées après une telle randonnée ? – dans un désert de sel à 5 000 mètres d’altitude !!!!!! À inscrire au Guiness Book au chapitre brassicole.
    J’ai tout de même à vous remercier de m’avoir donné une occasion supplémentaire de trinquer à votre exploit. Vous m’avez donné soif pour trois jours.

    Au fait, une descente en parapente de 5 000 mètres de hauteur, voilà qui ne doit pas manquer de sel et valoir son pesant de contemplation ! (Remarquez que j’ai évité de vous rappeler la nécessité de vous désaltérer sérieusement à l’arrivée.)

    1. Oui, le sel ça donne soif !! Bon, on aurait pu plus se gâter niveau houblon, mais on surveille notre budget de très près à l’approche de la fin de voyage à Vancouver.

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