Visiter Buenos Aires Quartier par Quartier


Argentine / vendredi, mai 10th, 2019

Nous voici à Buenos Aires en Argentine, 9ème pays de notre voyage. Nous avions entendu dire que la capitale Argentine avait beaucoup en commun avec Paris et on confirme ! On vous livre notre programme, nos impressions et nos coups de cœur.

Buenos Aires : Un Petit Air de Paris

Oui, on insiste un peu beaucoup sur la ressemblance entre les 2 villes mais c’est parfois bluffant. Les points communs ont commencé dès notre arrivée chez Mathias notre hôte AirBnB pour la semaine.

L’immeuble dans lequel nous entrons est une réplique de l’immeuble typiquement Parisien. La porte cochère, le couloir, l’ascenseur, tout nous rappelle la maison. Cette sensation est d’autant plus forte qu’après 6 mois en Asie, on n’avait plus vu quoique ce soit de semblable.

Passage piéton dans une rue pavée à Buenos Aires

Une fois dans l’appartement, ça continue : haut plafond, boiseries, moulures et parquet en chevrons. Dans la rue, c’est pareil. Les nombreux immeubles haussmanniens nous projettent directement à la maison. Euh… on s’est planté de destination ou quoi ?

Un batiment haussmanien dans une rue pavée bordée d'arbres
Une jolie rue du quartier de San Telmo qui nous fait tant penser à Paris

Progressivement on devient plus attentif et on capte vraiment le décalage. Tout est écrit en espagnol, les kioskos remplacent les bureaux de tabac, la végétation est plus luxuriante, de temps en temps on croise un bâtiment colonial de style espagnol. Et c’est à ce moment-là que l’on arrive véritablement à Buenos Aires.

Buenos Aires : ses Quartiers, sa Diversité

Buenos Aires n’a pas vraiment de centre-ville. Les points d’intérêts sont donc disséminés aux 4 coins de la capitale dans différents quartiers aux ambiances et aux styles tout à fait différents. C’est justement cette diversité qui fait toute la richesse de la cité.

Recoleta et son Cimetière

Si l’on veut continuer le parallèle avec Paris, Recoleta c’est le 15ème. Ce quartier plutôt résidentiel est l’un des plus chic de la ville. Il fait bon s’y balader et découvrir le coin au gré des rues.

Recoleta est également connu pour son cimetière, où sont enterrées quelques-unes des personnes les plus importantes de l’Argentine notamment Eva Peron. Pas de tombe au cimetière de Recoleta mais des mausolées tout aussi démesurés les uns que les autres.

Une allée entre des mauselées
Une petite colonne en bronze et des mauselées
De beaux mauselées se succèdent au cimetière de Recoleta

On croise bien sûr quelques touristes mais l’ambiance reste paisible et il est agréable de s’y balader.

Palermo : le Paradis des Hipsters

On quitte maintenant « Paris », pour « Brooklyn » cette fois-ci. Décidément, Buenos Aires n’a pas son pareil pour reconstituer l’ambiance de certains quartiers mythiques.

Ici les boutiques vintages et les petits cafés concept se succèdent. En parcourant les rues aux bâtiments de briques rouges, on découvre de-ci de-là quelques graffs très inspirés.

Un bulldog, un renard et un chimpanzé sont dessinés en grand sur un mur
Une fresque représente des chatons avec un portrait de Karl Marx au dessus

On pousse ensuite jusqu’ à la place Cortazar ou se sont donnés rendez-vous peintres et artistes de rue. Cette place est souvent comparée à la place du Tertre… Bof, nous on n’a pas trouvé.

Près de la Plaza Italia, nous profitons également d’une agréable promenade à travers l’Eco Parc et le Jardin Botanique.

Un grand étang au milieu d'un parc
Eco Parc de Buenos Aires

Ces 2 parcs adjacents gratuits abritent une flore remarquable…

Une blelle fleur jaune et une violette
Une petite allée couverte de fleurs

… et une faune adorable !!

Deux photos de maras
On vous présente les maras ou lièvres de Patagonie 🙂

De la Plaza de Mayo à Puerto Madero

Véritable centre névralgique de la ville, la Plaza de Mayo ne nous laisse pas indifférents avec son grand drapeau Argentin qui flotte fièrement.

Cette place est entourée de quelques-uns des bâtiments les plus mythiques de la ville notamment le ministère de l’économie et la Casa Rosada (palais présidentiel).

Après quelques clichés de cette place photogénique nous décidons de traverser le Puente de la Mujer, comprenez Pont de la Femme en français, pour rejoindre le très chic quartier de Puerto Madero.

Un grand pont moderne devant un ensemble de gratte-ciels

Ici les bâtiments haussmanniens ou de type colonial espagnol laissent place à d’extravagants gratte-ciels abritant pour la plupart des bureaux. Puerto Madero c’est donc le quartier des affaires de Buenos aires mais pas que. En longeant l’eau on découvre une succession de petits restaurants où les Porteños les plus matinaux prennent leur petit déjeuner.

Une place avec des arbres devant des gratte-ciels

Au sud de Puerto Madero, nous entrons dans la réserve naturelle Costanera Sur, un des poumons verts de la ville. Plusieurs circuits de balade plus ou moins longs sont possibles. On opte pour un tour de 3 km qui nous met en appétit en cette fin de matinée.

Salomé marche vers le bord du parc avec l'océan derrière
La belle récompense au bout du parc: l’océan Atlantique sud
Un chemin à travers un parc avec de grands buildings en arrière-plan

L’Adorable Quartier de San Telmo

Après avoir crapahuté dans la réserve, nous nous dirigeons, toujours à pieds, vers le quartier de San Telmo, un de nos coups de cœur à Buenos Aires.

San Telmo tire tout son charme de ses petites rues pavées, ses antiquaires et boutiques vintages, et de son célèbre marché couvert. Touristique certes mais on y a mangé l’un des meilleurs burgers de notre vie !

Un marché couvert avec de nombreux stands

Sur une placette un peu plus haut on peut observer les danseurs de tango tout en chinant sur les stands d’un petit marché au puce permanent.

La Boca

On termine notre tour d’horizon par l’un des quartiers les plus touristiques de Buenos Aires : La Boca.

Historiquement, la Boca était le centre de la capitale puisque c’est ici que se trouvait le port principal. La population de la Boca était essentiellement constituée de vagues d’immigrés venus d’Italie et d’Espagne. Très pauvres, ces immigrés construisaient tant bien que mal leurs logements de fortune à partir de matériaux récupérés des chantiers navals. Ce sont ces bâtiments faits de bric et de broc qui donnent désormais tout le cachet à ce quartier haut en couleur.

Une rue de la Boca avec ses batiments en tôles colorées
Salomé assise sur un banc devant des façades colorées de la Boca

Mais la Boca c’est aussi le haut lieu footballistique de la ville. La Bombonera, stade mythique du club Boca Juniors, trône majestueusement au centre du quartier au cas où on ne se souviendrait pas qu’en Argentine, le foot c’est une religion.

La Bombonera, grand stade bleu et jaune
Un dessin d'un joueur de foot argentin sur un mur de la Boca à Buenos Aires

Malheureusement la Boca est maintenant envahie par les touristes et par conséquent par les boutiques de souvenirs et les restaurants. N’hésitez pas à sortir un peu des quelques rues aménagées pour découvrir un quartier plus populaire (même réputé craignos le soir). C’est aussi ça le vrai visage de la capitale Argentine.

Peinture de Mafalda tenant un bazooka sur un mur de la Boca à Buenos Aires
Mafalda, héroïne de BD et icône argentine, toujours prête à faire une bêtise

Après notre semaine bien remplie à Buenos Aires il est maintenant temps pour nous de reprendre la route vers Puerto Iguazu et ses fabuleuses cascades.

Mais avant, voici nos conseils et bon plans :

Où dormir à Buenos Aires ?

On n’a pas testé d’hôtel ou d’auberge à Buenos Aires. On a préféré opter pour une chambre en AirBnB. Les raisons qui ont motivé notre choix sont nombreuses :

  • Le prix : un peu comme à Paris, les prestations hôtelières à Buenos Aires sont certes nombreuses, elles n’en restent pas moins onéreuses par rapport au reste du pays.
  • Le confort et l’hygiène : en plus d’être cher le parc hôtelier de Buenos Aires est de qualité très moyenne. À part si vous avez les moyens de vous payer un super hôtel, il est difficile de trouver une chambre correcte à un prix routard.
Gif animé d'une fille faisant le ménage dans son appart
  • L’indépendance : comme beaucoup de capitale, Buenos Aires est une ville assez chère. Difficile pour le porte-monnaie d’aller au restau tous les jours. Il est alors pratique de disposer d’une cuisine pour pouvoir se préparer ses repas et alterner avec un bon restau de temps en temps.
  • Le calme : un hôtel implique un important turn over et des clients pas toujours très discrets. Si en plus vous n’avez pas les moyens de prendre une chambre double, vous allez vous retrouver en dortoir et là c’est quitte ou double.

Où manger à Buenos Aires ?

  • La Mazza : Une petite pizzeria de quartier à 2 pas de notre appart. On y va pour prendre quelques empanadas à emporter ou une généreuse pizza. Pas mal quand on est dans le quartier sinon inutile de traverser la ville pour y venir.
  • La Gran Pocha : notre petit coup de cœur de la Boca. À quelques rues du tumulte touristique, cette pizzeria sert des empanadas et des parts de pizza à tomber. La cadre est tout simple mais la qualité est au rendez-vous. Quelques tables sont disposées sur le trottoir si on veut manger sur place. De là on observe la balai incessant d’habitués qui viennent chercher des pizzas à emporter.
Pizzas et Empanadas de la Gran Pocha posés sur des assiettes, la Boca, Buenos Aires
  • Rodi Bar : Une Parilla typique, un poil chic, à 2 pas du cimetière de Recoleta. Pour les bourses modestes on conseille d’aller y déguster une pièce de bœuf en menu du jour uniquement disponible à midi. Plats copieux et savoureux, service efficace et très joli cadre.
Deux assiettes de steak au Rodi Bar à Buenos Aires
  • The Market Burger : Au cœur du marché de San Telmo, ce stand sert des burgers juste délicieux. Le plan nous a été filé par Mathias chez qui on logeait. On a immédiatement compris pourquoi il nous a conseillé cette adresse. Et en plus c’est pas cher !
Le stand du Market Burger au marché de San Telmo à Buenos Aires
Deux gros burgers du Market Burger de San Telmo à Buenos Aires

Se déplacer à Buenos Aires

Pour commencer, trouvez un Kiosko où acheter une Carte SUBE. La carte SUBE c’est le sésame qui permet d’emprunter l’ensemble des transports en commun de Buenos Aires, bus et métro. Sans cette carte impossible de circuler sur le réseau. Aucun ticket papier n’est vendu.

Une fois la carte SUBE achetée il va falloir la recharger, soit dans le kiosko où vous l’avez achetée, soit dans une station de métro ou encore dans les bureaux de loterie qui arborent le logo SUBE.

À titre informatif, en avril 2019 la carte SUBE coûte 90 ARS soit environ 1,84€. Il est possible d’en acheter une seule pour 2 personnes ou plus.

Un trajet en métro coûte 16,5 ARS (0,34€) tandis qu’un trajet en bus coûte 20 ARS (0,41€).

Comment se rendre de l’aéroport EZEIZA au centre-ville de Buenos Aires ?

Pour se rendre de l’aéroport au centre-ville de Buenos Aires il existe plusieurs solutions :

  • Prendre un taxi : on avait un plan pour 870 pesos (17,80€). Confortable et rapide mais trop cher du coup. Si vous optez pour cette solution, un guichet de réservation de taxi se trouve dans le hall d’arrivée de l’aéroport. C’est plus sûr que de négocier en direct avec un chauffeur.
Gif animé d'un personnage de dessin animé appelant un taxi
  • Prendre un bus TiendaLeón : cette compagnie effectue la navette entre l’aéroport et le centre-ville de Buenos Aires. Pour les prix à jour mieux vaut aller faire un tour sur leur site.
  • Le bus de ville n°8 (collectivo) : de loin la meilleure des solutions. Oui c’est un peu long mais franchement pour 23 pesos (0,47€) on va pas cracher dans la soupe. Certains disent que c’est dangereux… mouais, on le cherche encore le danger. C’est sûr qu’il ne faut pas laisser trainer son sac à l’autre bout du bus sans surveillance mais à part ça, rien à signaler.

Vous voilà maintenant fin prêts à découvrir cette fabuleuse ville qu’est Buenos Aires.

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5 réponses à « Visiter Buenos Aires Quartier par Quartier »

  1. Ouais, j’ai pas l’air …, avec mes lunettes de piscine en plein quartier chic de Buenos Aires ! Faut suivre ! Les cascades, c’est plus tard…
    On a quand même droit au tango langoureux, quintessence de ce que connaît de l’Argentine le français moyen. Biquette sur une banquette du quartier coloré de La Boca laissera peut-être un souvenir ému à des touristes qui rêveront longtemps de belles argentines aperçues fugitivement (?). Passons rapidement sur les délires du foot-religion, pour nous intéresser aux moeurs de Mafalda dont les bêtises doivent prendre certaines proportions, au moyen d’un bazooka…
    Et cette fois, de quoi on s’équipe, pour de bon ? … voilà, c’est ça.

    1. Hahaha t’inquiète Buenos Aires est au bord de la mer, les lunettes de piscine ne sont pas si absurdes !

  2. Si je ne suis pas fan de foot non plus, je suis depuis longtemps converti à cette autre religion Argentine qu’est le tango.
    Et puis, et puis, Mafalda est pour moi une autre égérie, évidemment pas aussi intime que La Müs, mais quelle délectation tout de même !
    Je pense comme MüsVater que Biquette est ici une sérieuse rivale pour les Argentines pourtant réputées pour leur charme renversant. Comme au tango.

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